Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 19:20
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Après trois ans l'expérience de la stabilisation biologique des talus routier donne des resultats très encourageants.

En effet malgré le climat rude au Burkina Faso, et la pression exercées par les animaux en période seche, le vétiver reste bien fixe sur le talus, aucune érosion n'est observée au droit de l'expérience, pas de perte de pieds de vétiver, pas de reproduction non désirée.

 

Une expérience à grande échelle est souhaitable, et la confiance est de mise quant à la fonctionalité du systhème.

Seul handicape, la disponibilité de la matière.

 

Emmanuel YONI

Ing. Génie Civil / Environnementaliste

Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 14:37
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Rapport de Mission - Trees for the Future - Burkina Faso – au Mali

 

BURKINA FASO, le 31 JUILLET 2010

 

Du 24 au 28 juillet 2010, M. Emmanuel YONI Coordonnateur des activités de Trees for the Future - Burkina Faso, a effectué une mission d’échange d’expérience et de visite des réalisations des TFTF au Mali.

Parti de Ouagadougou le 23 juillet, nous arrivions à Bamako le 24 juillet aux environs de 19h heure locale.

 

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  En route pour Bamako bienvenue-bmko.JPG

 

Bienvenue à Bamako au Mali

 

Au programme de la mission, visite de pépinières et champs individuels à Sanankoroba, visite des activités de TFTF à Kalifabougou et visite de la pépinière de l’ICRAF à Bamako.

 

1ER JOUR 25 JUILLET, VISITE A SANANKOROBA


A Sanankoroba, nous avions pu visiter, en compagnie de M. Traoré Mohamed, le champ et la pépinière de M. Abdoulaye TRAORE, conseiller communal, et producteur dans la localité.

 

En effet Abdoulaye dispose d’un périmètre de 3 ha situé en zone  lotie. L’ojectif premier de Abdoulaye est de sécurisé sa propriété foncière en la clôturant à l’aide de plantations.  En second, il compte tirer profit  de ces arbres en termes de bois, fruits, produits de rente, etc.

 

Sur son site Abdoulaye a construit une haie vive en intercalant du jatropha, des eucalyptus, du nilotica, et du glerécédia en vue pour cette année, etc. Actuellement le périmètre interne est occupé par les cultures de coton et de riz.

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Emmanuel et Abdoulaye dans son exploitation de Sanankoroba

 

 

A l’issue de la visite nous constatons de Abdoulaye est un producteur très engagé dans la plantation d’arbres, avec des objectifs bien claires. Nous avions encouragé Abdoulaye à poursuivre ainsi.

 

2EME JOUR 26 JUILLET VISITE A KALIFABOUGOU


Dans la zone de Kalifabougou, nous avions visité une pépinière de glérécedia, de baobab, dans le village de Wassorola et deux périmètres de plantation et de production dont celui de M. Karim TRAORE à Djidiè est très édifiant.

 

Pépinière de glérécedia, de baobab, dans le village de Wassorola avec M. Fa (animateur)

Quant à Karim TRAORE, il produit et plante du zizifus, du baobab, des gléricédia, du jatropha, etc. Karim réalise lui-même des greffages de baobab, du zizifus, afin d’améliorer et accélérer la production.

 

Avec le zizifus, Karim réalise plus de 100 000 F CFA de vente par an. M. Karim vend également le surplus de sa production en pépinière.

 

La sécurité du périmètre de Karim est assurée à l’aide de haie-morte et de haie-vives de jatropha.

 

  karim jardin foret

Karim avec un plant de baobab greffé dans sa pépinière de Djidiè

 

3EME JOUR VISITE A L’ICRAF


Le 27 juillet nous avions poursuivi notre mission par la visite du site de l’ICRAF au Mali, où nous avions pu observer quelques techniques de production des plantes, notamment le gréffage par marcottage avec le tamarinier et des techniques d’agroforesterie (cultures en couloire, banques fourragères de terocarpus lucens (très exploiter pour l’engraissement des moutons en période de tabaski au Mali), etc.

 

 

marcotage icraf

Greffage par marcottage du tamarindus indica à l’ICRAF

 

 

Quelques techniques d’agroforesterie observées à l’ICRAF

 

parc baobad icraf

Parc forestier de baobab (experimental)


parc ptercarpus icraf  

Parc expériment de Pterocarpus lucens 

  culture couloire icraf

Cultures en couloire (leucaena) 


CONCLUSION ET EXPERIENCE TIREE DE LA MISSION


La mission s’est déroulée sans difficultés majeures. J’ai été bien reçu par les producteurs du Mali (Abdoulaye, Karim, etc.), les pépiniéristes de l’ICRAF, les responsables de Treesftf-Mali (Mohamed (coordonnateur) et Fa (animateur).

 

Nous avions beaucoup appris avec des hommes très disponibles et nous leur sommes reconnaissant et que Dieu les bénisse.  Merci à tous ceux qui ont rendus cette mission enrichissante et agréable.

 

Cette mission est une importance capitale pour orienter les activités de TFTF au Burkina Faso.

 

En effet, au Burkina, actuellement nous avions mis l’accent sur le soutien des groupes communautaires.

 

Cette stratégie à des inconvénients dans la mesure où les moins engagés, inhibent les actions des plus motivés. En effet, les semences et les équipements sont distribués à tous les membres, ce qui limite les potentiels de production de certains plus engagés.

 

Nous avions pu observer qu’au Mali le soutien des projets individuels produit plus de résultats pertinents et visibles.

Par conséquent à compter du programme 2011, Trees-Burkina mettra l’accent sur les projets personnels des producteurs.

 

Le coordonateur

 

Emmanuel YONI

 

Coordonnateur

TREES FOR THE FUTURE

BURKINA FASO


Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 13:25
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PAYS : BURKINA FASO 
DATE : 22 février 2010

 

GENERALITES

Le Burkina Faso est un pays sahélien enclavé. Il est situé en Afrique Occidentale dans la boucle du Niger, de coordonnées géographiques : 9° 20' et  15° 5' de latitude Nord, 2° 20' de longitude Est et 5° 30' de longitude Ouest.

Le Burkina Faso s'étend sur 273 187 Km². Il est limité au Nord et à l'Ouest par le Mali, au Sud par la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et le Bénin,  à l'Est par le Niger et est sans débouché sur la mer.

Carte administrative Burkina Faso.png  

Carte administrative du Burkina Faso

Selon le recensement général de la population de 2006, sa population totale est de 14 017 262 d’habitants. Le pays est essentiellement agricole (agriculture, élevage) à 80% de sa population totale.

Sur le plan administratif le pays est divisé en 13 régions dirigées par des gouverneurs, en 45 provinces et 350 départements, qui constituent aujourd’hui des communes.

Le PIB par habitant est de 250 830 FCFA (estimations 2008), avec un taux de croissance réel 5,3%.

LE CLIMAT

Le Burkina Faso connaît un climat tropical à deux saisons contrastées : une longue saison sèche d'octobre à avril et une saison pluvieuse de mai à septembre. Les températures moyennes mensuelles varient entre 12° et 42°. A l'exception de l'extrême nord formé d'espaces désertiques ou semi-désertiques, c'est un pays de savane.

Les précipitations sont très irrégulières et insuffisantes dans le nord (300 à 1000 mm d’eau par an).


ETAT DE L’ENVIRONNEMENT AU BURKINA FASO

Les principaux problèmes environnementaux au Burkina Faso sont la désertification, la dégradation des terres, la disparition du couvert végétal et le stress hydrique.

Les principales activités responsables de ces maux sont l’agriculture et l’élevage pratiquées par la majeure partie de sa population active (80%) et la pauvreté  (46,4% de la population en dessous du seuil de pauvreté)

HISTOIRE DE TREES FOR THE FUTURE AU BURKINA FASO

C’est à travers la politique d’extension de TREES conduite par son représentant au Mali (Mohamed B. TRAORE) que TREES a commencé à intervenir au Burkina Faso à compter d’avril 2009.

Par un accord de coopération avec une ONG Locale ACTION-DGDRE (http://action-dgdre.over-blog.org), TREES a conduit en 2009 un projet pilote de promotion d’agroforesterie avec un groupement de producteur YENPABU, et l’école primaire de Balga, dans la région de l’Est du Burkina Faso.

Ces producteurs vivaient habituellement de la culture du mil (sorgho, petit millet), du coton, des arachides et de l’élevage extensif. Face à la dégradation des terres, le faible rendement de production de céréales, les cultivateurs souhaitent diversifier leur production et sources de revenus à travers la production d’arbres fruitiers, fourragères, de bois, de restauration de sol, etc.

Les élèves sont intéressé par TREES, pour bien maîtriser les techniques d’agroforesteries et de production de plantes, et utilises les plantes produites pour clôturer leur école à l’aide de haie-vives et planter des arbres fruitiers et d’ombrage dans la cours de l’école.

Cette expérience a été concluante avec une production de plus de 77 000 plantes en 2009 et les bénéficiaires souhaitent renforcer leurs capacités, et beaucoup d’autres producteurs souhaitent obtenir l’appui de TREES.

TREES au Burkina a été sollicité à donner des formations dans d’autres régions du Burkina (Centre-Ouest, Réo), au profit de vingt pépiniéristes, qui ont reçu également des semences pour 20 00 plantes.

PROJETS 2010 ET BENEFICIAIRES

Pour faire face à ces problèmes, nous nous engageons en partenariat avec Trees for the Future, mener des actions de sensibilisation, de formations, de production et de plantation d’arbres, au profit principalement du monde rural, en vue de promouvoir l’agroforesterie, à même d’améliorer les techniques culturales et réduire ainsi la pression exercée sur l’environnement.

Ainsi, le projet va soutenir des groupements villageois (hommes, femmes) de développement ou des individus, dans trois (3) régions à travers 4 provinces du pays, où des producteurs s’engagent à se mettre ensemble pour partager en commun les équipements de production (matériels et semences), recevoir des formations en techniques d’agroforesterie et de gestion de pépinières.

Bénéficieront également de ce programme, 2 écoles primaires en milieu rural (Balga et Lawaye) avec plus 500 élèves.


Tableau : Plan d’action TREES-Burkina 2010

Lieu

Bénéficiaires

Programme d’activités 2010

Plants

Observations

Région de l’Est, province du Gourma, Village de Balga

 

Groupement YENPABU (plus de 53 membres)

Fourniture semences,

Aménagement complémentaire de pépinière

Formation aux techniques de greffage

52 000

Amélioration programme 2009 et nouveaux adhérents

Ecole primaire de Balga

(320 élèves)

Fourniture semences

Aménagement de pépinière

Formations des élèves (entretien arbres, gestion de pépinières)

10 200

Poursuite du programme 2009

Région du Nord, Provine du Passoré Village de Lawaye

Groupements villageois et Producteurs individuels (Plus de 15 membres)

Formations 

Fourniture de semences  et équipements

15 000

Nouveau

Ecole de Lawaye (plus de 200 élèves)

Formations

Fourniture de semences et équipements

5 000

Nouveau

Région du Centre -Ouest, Province du Sanguié et Boulkiemdé (Réo, Kyon, Goundi)

Centre pour la Protection de la Nature - CPN (20 pépiniéristes)

Fourniture de semences

20 000

Développement programme 2009

Association de Bationo YONBIE de Kyon (500 membres) et 80 femmes membres de 4 Groupements féminins de maraîchers

Formations,

Fourniture de semences,

Fourniture équipements

15 000

Nouveau

 

CPR (Centre de Promotion Rurale) de Goundi avec 13 étudiants

Formations ;

Fourniture de semences 

Assistance et équipements pour élèves en fin de formation

1 000

Nouveau

TOTAL

1 201

 

118 200

 

 

OBJECTIF GENERAL

Promouvoir l’agroforesterie, l’éducation relative à l’environnement en milieu scolaire et améliorer l’état général de l’environnement local et les conditions de vie des populations rurales.

OBJECTIFS SPECIFIQUES

Améliorer le revenu et conditions de vie des populations

-          Diversifier les modes de productions locales, essentiellement céréalières, à travers les plantations d’arbres fruitiers, la production de fourrages,

-          Accroître leurs revenus monétaires et (vente de surplus de production de plante,  alimentation de bétail, vente de bois, vente de fruits, fertilisation des terres agricoles, vente de produits maraichers protégés par les haies vives, etc.;

-          Réduire la souffrance des femmes de ménages dans la recherche du bois de chauffe ;

Protection de l’environnement

-          Promouvoir une meilleurs gestion durable des terres agricoles ;

-          Réduire la pression sur l’environnement et la dégradation des terres ;

-          Rétablir la couverture végétale ;

-          Séquestration du CO2 par les arbres plantés (lutte contre les changements climatiques) ;

-          Lutte contre la sècheresse ;

Pour les élèves

-          Soutenir la politique nationale de promotion de l’éducation environnementale à l’école primaire ;

-          clôturer de haie-vives les écoles et constituer un écran anti-bruit  afin d’améliorer ainsi la sécurité et la quiétude des écoliers ;

-          Faire des aménagements paysagers pour offrir aux écoliers un cadre agréable à l’apprentissage ;

-          Réduire, à partir des arbres plantés dans la cours, les fortes chaleurs que subissent les écoliers pendant les périodes de canicules (mars-juin) et capables d’influencer leurs taux de réussite scolaire ;

-          Donner aux écoliers des connaissances pratiques et utiles à leur vie civile (inciter à la professionnalisation et au métier de pépiniéristes parmi les écoliers) ;

-          Favoriser la promotion de l’agroforesterie à partir de l’école.

 

Stratégies de mise en œuvre

Pour la mise en œuvre du programme TREES- Burkina 2010, suivant les besoins en soutien des producteurs et élèves, dans chaque localité d’intervention, nous mettrons à leurs dispositions le matériel nécessaire au fonctionnement d’une pépinière en fonction  des conditions minimales réunies dans la localité (point d’eau, disponibilité de terrain, possibilité d’organisation des bénéficiaires), fournir les semences sollicitées par les bénéficiaires, assurer leurs formations en matière de pépinière et d’agroforesterie, assister techniquement les bénéficiaires à la mise en œuvre des actions prévues.

Dans l'ensemble du programme les résultats suivants sont attendus:

Nombre de séances de formations  = 6 ;

Nombre de Personnes formées = 1 201 ;

Nombre de communautés participantes = 6 ;

Ecoles participantes = 2 ;

Nombre de personnes participantes = 1 201 ;

Quantité de semences distribuée  = 189 120 graines ;

Nombre de Pépinières établies =3 ;

Nombre des arbres plantés = 118 200 plantes ;

Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 13:13
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Communauté : DEVELOPPEMENT DURABLE
Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 14:28
- Par ACTION-DGDRE - Publié dans : DEVELOPPEMENT DURABLE - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

NOUS, Chefs d'Etat et de Gouvernement, réunis au Forum mondial du développement durable de Ouagadougou, le 11 octobre 2009.

Considérant que la quinzième Conférence des Parties (COP-15) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques constitue une étape cruciale pour l'établissement d'un nouveau régime climat (post-Kyoto 2012).

Prenant en compte la Déclaration ministérielle de New Dehli sur les changements climatiques et le développement durable à l'occasion de la huitième Conférence des Parties (COP-8) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques tenue, du 23 octobre au 1er novembre 2002.

Considérant les grandes orientations de la feuille de route de Bali de 2007.

Prenant en compte la Conférence ministérielle sur la santé et l'environnement en Afrique, tenue à Libreville en 2008.

Prenant en compte la plate-forme d'Alger de novembre 2008, ainsi que la Déclaration de Nairobi de mai 2009 sur le processus africain de lutte contre les changements climatiques.

Considérant la création de la Conférence des Chefs d'Etat africains sur les changements climatiques par l'Assemblée de l'Union africaine à Syrte en juillet 2009.

Considérant les recommandations de la Déclaration de Dakar de mai 2009 adoptée par la Conférence des ministres africains chargés de la lutte contre l'érosion côtière.

Reconnaissant que les changements climatiques constituent un défi majeur de l'humanité pour l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Etant entendu que la vulnérabilité lié à la fois à la variabilité du climat et aux changements climatiques influence fortement les capacités des pays, des individus et des systèmes de production à atteindre leurs objectifs de développement durable.

Considérant la fréquence et la sévérité des événements climatiques extrêmes et leurs effets sociaux notamment les migrations, les conflits et les problèmes sanitaires.

Considérant que l'énorme potentiel dont recèle l'Afrique en matière d'énergies renouvelables insuffisamment exploité, peut satisfaire largement ses besoins énergétiques.

Notant que les importants efforts consentis au niveau international pour éliminer les substances appauvrissant la couche d'ozone en rapport avec les changements climatiques demeurent insuffisants.

Considérant la nécessité pour les pays africains de saisir les opportunités de financement et d'investissements directs liés au marché offertes notamment par le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP).

Considérant que l'accès et la mobilisation des financements sont une condition indispensable pour la mise en à "uvre des actions d'atténuation et d'adaptation.

Considérant que la coopération Sud-Sud assure aussi un transfert de technologies qu'il appartient aux pays africains de renforcer.

Considérant que le transfert de technologies est reconnu comme une condition indispensable aussi bien pour les actions d'atténuation que d'adaptation.

Considérant la décision des Chefs d'Etat de l'Union africaine relative à l'application des conclusions du 1er Forum mondial du développement durable de l'Afrique, tenu à Brazzaville en octobre 2008.

Considérant la nécessité d'intégrer les groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes dans les stratégies nationales de développement durable.

Prenant acte de la volonté de la communauté internationale de réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre et leurs effets sur le climat.

DECIDONS

1. De promouvoir l'intégration de l'adaptation aux changements climatiques dans les politiques, programmes et stratégies de développement aux niveaux local, national et régional afin d'apporter une réponse globale aux défis posés par les changements climatiques et de saisir les opportunités offertes par ces derniers en termes de développement durable.

2. De renforcer davantage les capacités des populations et des institutions à travers l'échange et la promotion d'expériences positives dans le cadre d'un partenariat capitalisant l'expertise existante et la diffusion des bonnes pratiques.

3. De soutenir la feuille de route de Bali qui vise à inclure dans les traités sur le climat post-Kyoto 2012, un mécanisme permettant de prendre en compte la Réduction des émissions dues à la dégradation et à la déforestation des forêts (REDD) et plus récemment encore, les négociations incluant la gestion durable des forêts (REDD+), sous forme de financements directs des politiques nationales basées sur une approche sectorielle, avec la création d'un fonds intérimaire spécial principalement alimenté par les contributions des pays développés.

4. D'accroître les puits de carbone à travers un vaste programme de reboisement et de conservation des écosystèmes forestiers.

5. De faire une réévaluation stratégique du soutien à l'agriculture africaine avant l'échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement, en vue d'une gestion durable des terres, des ressources en eau, des ressources animales et la promotion de l'agriculture écologiquement durable.

6. D'inscrire dans les options d'adaptation, des actions visant le renversement des tendances à la dégradation des ressources hydrauliques et terrestres, des bassins fluviaux et lacustres.

7. De lancer un appel pour un soutien vigoureux à la lutte contre l'érosion côtière en Afrique.

8. De renforcer les capacités locales, nationales et régionales en matière de gestion des substances appauvrissant la couche d'ozone et la mise en place d'un observatoire africain sur le mouvement transfrontalier des déchets dangereux.

9. D'appuyer la position africaine qui plaide pour une reconstitution substantielle du Fonds pour l'Environnement mondial (FEM) et pour le maintien des acquis de la Convention et du protocole de Kyoto, surtout sur les engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays développés et l'appui aux pays en développement pour l'adaptation, l'atténuation, l'accès à l'énergie propre, le transfert de technologie, le renforcement des capacités et les financements, à travers des projets et des actions concrètes.

10. De soutenir la prise des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990 pour les pays industrialisés ainsi que l'adoption d'actions nationales appropriées d'atténuation pour les pays en développement.

11. De lancer un appel pour l'allègement des procédures et l'assouplissement des conditions d'accès des pays africains aux différents financements y compris les ressources du Mécanisme pour un Développement Propre afin de favoriser l'émergence d'une masse critique de projets appropriés.

12. D'affirmer la position commune africaine qui plaide pour l'assouplissement des conditionnalités de financement, la rationalisation des fonds, la facilitation de l'accès direct et rapide aux ressources par les Gouvernements Parties en développement et la promotion d'un système d'allocation individuelle aux pays.

13. D'accélérer la création de la facilité africaine pour l'Environnement au niveau de la Banque africaine de développement (BAD) pour mobiliser les ressources destinées à l'adaptation et à l'atténuation.

14. De mettre en à "uvre la décision de l'Union africaine qui recommandait à la Banque africaine de développement d'accélérer les études de faisabilité du Secrétariat permanent et du Fonds africain de développement durable.

15. D'insister sur la nécessité du financement du coût total des Programmes d'actions nationaux d'adaptation (PANA) et de leur extension aux autres pays africains.

16. D'accorder une attention particulière à la prise en charge des flux migratoires et la résorption des conflits sociaux consécutifs aux changements climatiques, à travers la mise en place de programmes locaux, nationaux et régionaux y relatifs.

17. De soutenir la production massive d'énergies solaire, hydroélectrique et éolienne pour couvrir les besoins énergétiques de l'Afrique d'ici 2030.

18. De privilégier des modes de transport moins émetteurs de gaz à effet de serre.

19. De promouvoir les modes de production et de consommation durable dans les secteurs de développement et particulièrement dans l'agriculture, les transports, la gestion des produits chimiques.

20. De promouvoir l'utilisation de technologies propres.

21. D'engager rapidement des négociations pour un assouplissement des conditions d'accès aux technologies d'atténuation et d'adaptation sous brevets. 22. D'identifier et mettre en à "uvre de nouveaux types de projets susceptibles d'attirer les investissements et les financements innovants.

23. D'Ã "uvrer à la mise en place d'une agence internationale d'assurance sur le climat dotée d'un mécanisme de financement pour la gestion des effets négatifs des phénomènes climatiques, sur la base de contributions volontaires.

24. De lancer un appel à la communauté internationale pour soutenir le New Green Deal ou Nouveau Pacte Vert pour l'Afrique et les programmes de reverdissement et de reboisement de nos pays.

25. De lancer un appel aux pays du Nord pour qu'ils contribuent davantage à la promotion des énergies à faible émission de carbone et le transfert de technologies propres, pour soutenir les pays les plus vulnérables aux changements climatiques, notamment ceux de l'Afrique.

26. De s'engager à s'approprier le Forum mondial du développement durable, conformément à la résolution prise par l'Union africaine en 2009.

DESIGNONS

Son Excellence Blaise COMPAORE, Président du Faso, pour prendre les dispositions nécessaires afin que cette déclaration alimente effectivement les discussions de la quinzième Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques.

Invitons le Burkina Faso à envisager dès 2010 et dans l'accompagnement du Forum mondial du développement durable de Ouagadougou, la tenue d'assises financières africaines à même de faire émerger les régulations économiques et les compensations indispensables à un développement durable du continent.

Fait à Ouagadougou, Burkina Faso


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