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NOUS, Chefs d'Etat et de Gouvernement, réunis au Forum mondial du développement durable de Ouagadougou, le 11 octobre 2009.
Considérant que la quinzième Conférence des Parties (COP-15) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques constitue une étape cruciale pour l'établissement d'un nouveau régime climat (post-Kyoto 2012).
Prenant en compte la Déclaration ministérielle de New Dehli sur les changements climatiques et le développement durable à l'occasion de la huitième Conférence des Parties (COP-8) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques tenue, du 23 octobre au 1er novembre 2002.
Considérant les grandes orientations de la feuille de route de Bali de 2007.
Prenant en compte la Conférence ministérielle sur la santé et l'environnement en Afrique, tenue à Libreville en 2008.
Prenant en compte la plate-forme d'Alger de novembre 2008, ainsi que la Déclaration de Nairobi de mai 2009 sur le processus africain de lutte contre les changements climatiques.
Considérant la création de la Conférence des Chefs d'Etat africains sur les changements climatiques par l'Assemblée de l'Union africaine à Syrte en juillet 2009.
Considérant les recommandations de la Déclaration de Dakar de mai 2009 adoptée par la Conférence des ministres africains chargés de la lutte contre l'érosion côtière.
Reconnaissant que les changements climatiques constituent un défi majeur de l'humanité pour l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Etant entendu que la vulnérabilité lié à la fois à la variabilité du climat et aux changements climatiques influence fortement les capacités des pays, des individus et des systèmes de production à atteindre leurs objectifs de développement durable.
Considérant la fréquence et la sévérité des événements climatiques extrêmes et leurs effets sociaux notamment les migrations, les conflits et les problèmes sanitaires.
Considérant que l'énorme potentiel dont recèle l'Afrique en matière d'énergies renouvelables insuffisamment exploité, peut satisfaire largement ses besoins énergétiques.
Notant que les importants efforts consentis au niveau international pour éliminer les substances appauvrissant la couche d'ozone en rapport avec les changements climatiques demeurent insuffisants.
Considérant la nécessité pour les pays africains de saisir les opportunités de financement et d'investissements directs liés au marché offertes notamment par le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP).
Considérant que l'accès et la mobilisation des financements sont une condition indispensable pour la mise en à "uvre des actions d'atténuation et d'adaptation.
Considérant que la coopération Sud-Sud assure aussi un transfert de technologies qu'il appartient aux pays africains de renforcer.
Considérant que le transfert de technologies est reconnu comme une condition indispensable aussi bien pour les actions d'atténuation que d'adaptation.
Considérant la décision des Chefs d'Etat de l'Union africaine relative à l'application des conclusions du 1er Forum mondial du développement durable de l'Afrique, tenu à Brazzaville en octobre 2008.
Considérant la nécessité d'intégrer les groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes dans les stratégies nationales de développement durable.
Prenant acte de la volonté de la communauté internationale de réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre et leurs effets sur le climat.
DECIDONS
1. De promouvoir l'intégration de l'adaptation aux changements climatiques dans les politiques, programmes et stratégies de développement aux niveaux local, national et régional afin d'apporter une réponse globale aux défis posés par les changements climatiques et de saisir les opportunités offertes par ces derniers en termes de développement durable.
2. De renforcer davantage les capacités des populations et des institutions à travers l'échange et la promotion d'expériences positives dans le cadre d'un partenariat capitalisant l'expertise existante et la diffusion des bonnes pratiques.
3. De soutenir la feuille de route de Bali qui vise à inclure dans les traités sur le climat post-Kyoto 2012, un mécanisme permettant de prendre en compte la Réduction des émissions dues à la dégradation et à la déforestation des forêts (REDD) et plus récemment encore, les négociations incluant la gestion durable des forêts (REDD+), sous forme de financements directs des politiques nationales basées sur une approche sectorielle, avec la création d'un fonds intérimaire spécial principalement alimenté par les contributions des pays développés.
4. D'accroître les puits de carbone à travers un vaste programme de reboisement et de conservation des écosystèmes forestiers.
5. De faire une réévaluation stratégique du soutien à l'agriculture africaine avant l'échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement, en vue d'une gestion durable des terres, des ressources en eau, des ressources animales et la promotion de l'agriculture écologiquement durable.
6. D'inscrire dans les options d'adaptation, des actions visant le renversement des tendances à la dégradation des ressources hydrauliques et terrestres, des bassins fluviaux et lacustres.
7. De lancer un appel pour un soutien vigoureux à la lutte contre l'érosion côtière en Afrique.
8. De renforcer les capacités locales, nationales et régionales en matière de gestion des substances appauvrissant la couche d'ozone et la mise en place d'un observatoire africain sur le mouvement transfrontalier des déchets dangereux.
9. D'appuyer la position africaine qui plaide pour une reconstitution substantielle du Fonds pour l'Environnement mondial (FEM) et pour le maintien des acquis de la Convention et du protocole de Kyoto, surtout sur les engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays développés et l'appui aux pays en développement pour l'adaptation, l'atténuation, l'accès à l'énergie propre, le transfert de technologie, le renforcement des capacités et les financements, à travers des projets et des actions concrètes.
10. De soutenir la prise des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990 pour les pays industrialisés ainsi que l'adoption d'actions nationales appropriées d'atténuation pour les pays en développement.
11. De lancer un appel pour l'allègement des procédures et l'assouplissement des conditions d'accès des pays africains aux différents financements y compris les ressources du Mécanisme pour un Développement Propre afin de favoriser l'émergence d'une masse critique de projets appropriés.
12. D'affirmer la position commune africaine qui plaide pour l'assouplissement des conditionnalités de financement, la rationalisation des fonds, la facilitation de l'accès direct et rapide aux ressources par les Gouvernements Parties en développement et la promotion d'un système d'allocation individuelle aux pays.
13. D'accélérer la création de la facilité africaine pour l'Environnement au niveau de la Banque africaine de développement (BAD) pour mobiliser les ressources destinées à l'adaptation et à l'atténuation.
14. De mettre en à "uvre la décision de l'Union africaine qui recommandait à la Banque africaine de développement d'accélérer les études de faisabilité du Secrétariat permanent et du Fonds africain de développement durable.
15. D'insister sur la nécessité du financement du coût total des Programmes d'actions nationaux d'adaptation (PANA) et de leur extension aux autres pays africains.
16. D'accorder une attention particulière à la prise en charge des flux migratoires et la résorption des conflits sociaux consécutifs aux changements climatiques, à travers la mise en place de programmes locaux, nationaux et régionaux y relatifs.
17. De soutenir la production massive d'énergies solaire, hydroélectrique et éolienne pour couvrir les besoins énergétiques de l'Afrique d'ici 2030.
18. De privilégier des modes de transport moins émetteurs de gaz à effet de serre.
19. De promouvoir les modes de production et de consommation durable dans les secteurs de développement et particulièrement dans l'agriculture, les transports, la gestion des produits chimiques.
20. De promouvoir l'utilisation de technologies propres.
21. D'engager rapidement des négociations pour un assouplissement des conditions d'accès aux technologies d'atténuation et d'adaptation sous brevets. 22. D'identifier et mettre en à "uvre de nouveaux types de projets susceptibles d'attirer les investissements et les financements innovants.
23. D'Ã "uvrer à la mise en place d'une agence internationale d'assurance sur le climat dotée d'un mécanisme de financement pour la gestion des effets négatifs des phénomènes climatiques, sur la base de contributions volontaires.
24. De lancer un appel à la communauté internationale pour soutenir le New Green Deal ou Nouveau Pacte Vert pour l'Afrique et les programmes de reverdissement et de reboisement de nos pays.
25. De lancer un appel aux pays du Nord pour qu'ils contribuent davantage à la promotion des énergies à faible émission de carbone et le transfert de technologies propres, pour soutenir les pays les plus vulnérables aux changements climatiques, notamment ceux de l'Afrique.
26. De s'engager à s'approprier le Forum mondial du développement durable, conformément à la résolution prise par l'Union africaine en 2009.
DESIGNONS
Son Excellence Blaise COMPAORE, Président du Faso, pour prendre les dispositions nécessaires afin que cette déclaration alimente effectivement les discussions de la quinzième Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques.
Invitons le Burkina Faso à envisager dès 2010 et dans l'accompagnement du Forum mondial du développement durable de Ouagadougou, la tenue d'assises financières africaines à même de faire émerger les régulations économiques et les compensations indispensables à un développement durable du continent.
Fait à Ouagadougou, Burkina Faso
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RESUME
1. PAYS : Burkina Faso
2. TITRE DU PROJET : « LES ECOLES VERTES A L’EST" (EVE) du Burkina Faso
3. Nom de l’Organisme et Responsables du projet : ONG Action-DGDRE
Emmanuel YONI Mahamadou Bassirou TRAORE
03 BP 7004 Ouagadougou Burkina Faso Oulofobougou Bolibana, Rue 439
Email : noanlimpo@yahoo.fr Porte 301 Bamako, Mali
Tél. :+ 226 70 72 17 99 E-mail: mbtraore@hotmail.fr
Tel:+223 78 23 53 73
4. Résumé du projet :
Dans le cadre de ses activités de promotion de l’agroforesterie et de l’Education relative à l’Environnement (ErE) dans la région de l’Est au Burkina Faso, en vue de contribuer à la sauvegarde de la diversité biologique de la zone en déperdition, l’ONG Action–DGDRE a prévue dans son programme d’activités 2010-2011, la mise en œuvre d’un vaste projet de plantation d’arbres et de construction de clôture en haies vives dans plusieurs écoles primaires en milieu rural.
Ce projet dénommé « les Ecoles Vertes à l’Est » (EVE) vise principalement à résoudre le problème de manque de clôture, qui concerne la quasi-totalité des écoles primaires en milieu rural et de même coup inciter à la promotion de l’ErE au Burkina à travers des actions concrètes et pratiques à l’endroit des élèves du primaire et leurs maîtres.
Ainsi, le projet compte clôturer de haie-vives et planter plus de 1 500 arbres fruitiers à partir de plantes produites sur place, animer des formations sur les techniques de pépinières et d’agroforesteries au profit de 15 écoles primaires, reparties à travers les cinq provinces de la région de l’Est au Burkina Faso.
Ce projet fait suite à une opération pilote menée dans une école primaire de la province du Gourma dans le village de Balga, avec le soutien de l’ONG américaine Trees For The Future (TFTF).
A partir de cette expérience Action-DGDRE entend, en collaboration avec cette dernière et l’assistance technique d’une ONG du sud (Mali-Espoir, précédemment bénéficiaire des subvention de la Fondation Jean Paul II), la DREBA Est, les partenaires au développement et toute autre structure partageant notre vision, étendre cette action à toute la région Est du pays tout en perfectionnant cette première approche réalisée dans des conditions de moyens très limités.
Aux termes de cette opération, nous comptons verdir et sécurisé durablement les écoles primaires en milieu rural et donner à ces milieux un paysage idéal, attractif et propice à l’apprentissage des élites du progrès économique et social du Burkina Faso.
5. MONTANT TOTAL DU PROJET : Vingt sept millions huit cent seize mille deux cent cinquante (27.816.250) Francs CFA
6. CO-PARTENAIRE : Trees For The Future
7. DATE PREVUE DE DEMARRAGE DU PROJET : Septembre 2010
8. DUREE : 18 mois
ONG de droit burkinabè crée en juillet 2008, Action-DGDRE est forte d’un personnel composé principalement de volontaires, multidisciplinaires, oeuvrant dans l’environnement, l’aménagement, l’agronomie, les collectivités locales, l’enseignement et d’agents pastoraux.
Ses principaux domaines d’intervention sont la protection de l’environnement rural et urbain, l’aménagement du territoire, l’éducation, l’agriculture et l’élevage et la promotion du développement durable en agissant suivant les objectifs du millénaire pour le développement.
La région de l’Est compte 707 écoles selon les chiffres de la DREBA - Est pour l’année scolaire 2006-2007. La première étape de ce projet va concerner principalement la province du gourma et quelques écoles pilotes dans les quatre autres provinces de la région.
Il faut noter que des actions de plantation d’arbres, de mise en œuvre de jardins d’écoles ont été menés au paravent dans quelques écoles, avec le soutien de l’action gouvernementale et l’œuvre de certaines ONG (exemple Helen Keiler Int., dans la Komandjari).
Une particularité de notre action, c’est de valoriser ce potentiel là où il existe, de réhabiliter les opérations échouées pour manque de suivi ou de soutien et de créer lorsqu’il fait défaut. Mieux, notre intervention s’inscrit dans une action globale d’aménagement planifier du cadre de vie et de formation de la jeunesse et aussi dans une perspective de susciter l’auto-emploi dans l’avenir. En terme d’innovation, ce projet met l’accent sur la production in situ et par les bénéficiaires eux-mêmes, au lieu de fournir des jeunes plantes comme il est de coutume.
Les facteurs favorables au projet, c’est qu’à présent la plupart des écoles disposent d’un forage, qui va permettre l’entretien des pépinières. Les ressources humaines pour l’exécution du projet sont les écoliers, leurs maîtres et les volontaires d’Action-DGDRE.
L’entretien des pépinières (matin et soir) ne peuvent pas perturber les activités scolaires et peuvent s’intègrent parfaitement au programme scolaire du moment.
La quasi-totalité des écoles primaires en milieu rural voire urbain dans la région de l’Est ne disposent pas de clôture, ce qui a pour conséquence :
- la création de parchemins à travers les écoles par les populations dont la destination finale n’est pas l’école ;
- un lieu de fréquentation pour les animaux en divagation (chiens, caprins, bovins, porcins, etc.) ;
- l’accroissement d’agents perturbateurs (bruit lié aux passages des hommes et aux cris et mouvements d’animaux), les risques d’accidents, de morsures de chiens enragés et d’insécurité en général pour les écoliers ;
En outre, il manque souvent de l’ombrage pour permettre aux élèves d’y reposer en période chaude (mars à juin) et d’y apprendre plus confortablement leurs leçons ;
Mais, de façon générale, il faut noter que les superficies boisées au Burkina Faso sont en très nette régression depuis plusieurs années liée notamment :
- à la croissance démographique qui accroît la consommation de bois de cuisson ;
- au climat, aux poches de sécheresses récurrentes ;
- à l’élevage extensif en nette progression (désormais pratiqué par la majorité des habitants ruraux) qui empêche le développement de jeunes pousses et limite le renouvellement arbustif et arboré ;
- aux techniques culturales et à l'absence de meilleures pratiques de gestion durable des ressources ligneuses et des terres ;
De façon générale le projet EVE vise à contribuer à la promotion de l’ErE et à améliorer le cadre paysager d’apprentissage à l’Est.
Et plus spécifiquement il vise à :
- améliorer la sécurité des écoliers dans la cours des écoles ;
- améliorer le cadre paysager des écoles en milieu rural ;
- à laide de la clôture en haie-vive, constituer un écran anti-bruit au niveau des écoles tant en milieu rural qu’en milieu urbain ;
- appuyer la politique nationale de promotion de l’ErE à partir du primaire ;
- atteindre ainsi les populations rurales en matière de sauvegarde de l’environnement (transmission aux parents, retour de certains écoliers à l’exploitation des terres, etc.) ;
- réduire, à partir des arbres, les fortes chaleurs que subissent les écoliers pendants les périodes de canicules (mars à juin) et capables d’influencer les taux de réussite au primaire ;
- inciter à la professionnalisation et au métier de pépiniéristes parmi les écoliers ;
Cette première phase du projet va concerner essentiellement les écoles en milieu rural (départements et villages) de la province du gourma et quelques écoles ciblées des quatre autres provinces (Gnagna, Tapoa, Kompienga et Komandjari) de la région.
Tableau 1 Nombre d’écoles par commune dans la province du gourma en 2006 – 2007
|
Commune |
Nombre d’écoles |
Nombre d’écoles concernées Phase 1 |
|
Diabo |
29 |
2 |
|
Diapangou |
16 |
2 |
|
Fada N'Gourma |
53 |
1 |
|
Matiacoali |
31 |
2 |
|
Tibga |
23 |
1 |
|
Yamba |
12 |
2 |
|
Total Gourma |
164 |
10 |
Tableau 2 Nombre d’écoles dans les quatre autres provinces de la Région
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Province |
Nombre d’écoles |
Nombre d’écoles concernées |
|
Gnagna |
239 |
1 |
|
Tapoa |
180 |
1 |
|
Komondjari |
72 |
1 |
|
Kompienga |
52 |
2 |
|
Total |
543 |
5 |
Pour atteindre les objectifs assignés à ce projet, des moyens humains, logistiques sont nécessaires pour sa mise en œuvre.
En termes de personnel, en plus des volontaires de l’ONG Action-DGDRE, il faudra disposer d’un personnel permanent (technicien et personnel d’appui), pour assurer les taches de bureau et la permanence sur le terrain.
Il est aussi nécessaire de disposer d’un moyen de déplacement tout terrain en bon état, pour l’accessibilité des villages, le plus souvent enclavés.
Tableau 3 Liste des moyens physiques et humains nécessaires
|
Equipements Bureau |
Logistiques |
Personnel |
|
Un local de permanence |
Motocycle tout terrain |
Coordonnateur |
|
Des tables à usage de bureau |
Location véhicule tout terrain |
Formateurs/Animateurs |
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Des outils didactiques |
Location camion benne (transport de matériel pépinière et moellons) |
Gestionnaire matériel et chargé des opérations |
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Un ordinateur complet |
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Consultants extérieurs* |
|
Une imprimante |
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Secrétaire comptable* |
|
Des consommables (papiers, encre, marqueurs, etc.) |
|
Agent superviseur/encadreur* |
Tableau 4 Liste des besoins en semences
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Désignation |
Unité |
Quantités |
|
|
Acacia (Acacia nilotica) |
Kg |
1500*15 |
|
|
Manguier (Mangifera indica) |
Kg |
50*15 |
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Anacardier (anacardium occidentale) |
Kg |
30*15 |
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Leucaena |
Kg |
10*15 |
|
|
Néré (Parkia biglobosa) |
Kg |
10*15 |
|
|
Moellons et/ou pierres granitiques |
M3 |
200*15 |
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Tableau 5 Liste des besoins en matériel pour pépinière et fosses fumières
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Désignation |
Grillages & Attaches |
Brouettes |
Arrosoirs |
Pots plastique |
Grille de protection individuelle |
Lots de petits outillages (Sécateurs, pioches, pelles, râteaux, houes, etc.) |
|
Quantités |
100m*15 |
4*15 |
5*15 |
24.000 |
1.500 unités |
2*15+3*15+3*15+2*15+5*15 |
- 15 écoles sécurisées par des clôtures vertes (haies vives) aux termes du projet ;
- Chaque école bénéficiaire présente un paysage attractif ;
- Plus de 3.000 écoliers sont initiés aux métiers de pépiniéristes et sont sensibilisés à l’agroforesterie et aux problèmes environnementaux spécifiques à leurs localités et au Burkina Faso en général (désertification, perte de couvert végétale, érosion des terres, stress hydriques, etc.) ;
- Plus de 24.000 plantes sont produites, plantées et bien entretenues.
Par ailleurs, indirectement, ces action de sensibilisation et de formation va contribuer à :
- Promouvoir de pratiques culturales respectueuses des principes du développement durable ;
- Inciter les paysans à planter des arbres tout en tenant compte de leurs intérêts (fruitiers, haies anti-érosives et brises vents, haies pour clôture de vergers et parcs d’animaux, etc.) ;
- A long terme, une source de diversification des modes de cultures et sources de revenus et accroître ainsi les capacités économiques et conditions de vie sociale des populations rurales et participer globalement à la réduction de la pauvreté et à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire en milieu rural ;
- Améliorer l’état général de l’environnement régional.
Pour chaque école nous proposons un plan d’aménagement paysager général du site. Comprenant principalement une clôture en haie vive, des plantations en alignement et de façon dispersée dans la cours de l’école. Comme essences, nous comptons produire et planter des Manguiers (magifera indica), des anacardiers (anacardium occidentale), du Néré (Parkia biglobosa).
Pour les haies vives nous utiliserons de l’acacia (acacia nilotica) et le Prosopice julifora.
D’autres parts nous prévoyons des aménagements de pistes d’accès en cordons pierreux, afin d’initier les enfants aux techniques de lutte anti-érosive et de fosses fumières pédagogiques et dont les produits serviront pour les jardins d’écoles et aux jeunes pantes.
Egalement des brise-vent pour assurer une meilleure productivité de plantes fruitières de ces écoles.
- donner les moyens : mettre en place des pépinières dans chaque école bénéficière, l’équiper et fournir les semences solliciter par les bénéficiaires ;
- Prendre en compte des intérêts des bénéficiaires : les intervenants locaux (APE, AME, Maîtres, écoliers) choisissent eux-mêmes les espèces qu’ils souhaitent planter ;
- Assistance : former les maîtres à l’encadrement des écoliers, superviser et assister techniquement la mise en œuvre sur le terrain ;
- Participation : impliquer tous intervenants à l’école (APE, AME, élèves, maîtres, etc.) dès le début du projet ;
- Sensibilisation : sensibiliser les bénéficiaires sur les problèmes environnementaux et cultiver l’esprit de protection de l’environnement au niveau scolaire ;
- Transfert : les écoliers auront pour mission d’introduire les connaissances et pratiques acquises dans leur domicile familial ;
- Perspectives : après satisfaction des besoins de l’école en plantation, les futures productions de plantes sont vendues aux demandeurs locaux en vue de renforcer la caisse de l’APE-AME ;
Les plantations se feront :
- en alignement le long des pistes d’accès à l’école, l’aménagement de points singuliers en figures pédagogiques prévu par le programme scolaire ;
- dans la cours et sur tout le périmètre appartenant aux écoles ;
- en construisant des haies vives comme clôtures des écoles et jardins d’écoles avec aménagement de « portail ouverte » afin d’empêcher l’accès aux animaux à la cours de l’école ;
- assistance conseil ;
Le projet sera piloté par :
- le directeur de chaque école ou un adjoint désigné par ce dernier ;
- les élèves, les maîtres, les parents d’élève, la coordination et les animateurs de Action-DGDRE et les partenaires techniques et financiers.
Tableau 6 Principales activités et responsables d’exécution
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N° |
Activités |
Responsables d’exécution |
|
1 |
Diagnostic et définition des besoins |
Enseignants, APE, AME, Action-DGDRE, Elèves |
|
2 |
Implantation des pépinières |
APE, AME, Action-DGDRE |
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3 |
Fourniture des équipements pour pépinières et semences |
Action-DGDRE et partenaires |
|
4 |
Formation des enseignants |
TFTF, animateurs Action-DGDRE, partenaires techniques |
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5 |
Encadrement élèves |
Enseignants, Action-DGDRE |
|
6 |
Plans d’aménagements, production, plantation, protection, entretien |
Enseignants, APE, AME, Action-DGDRE, Elèves |
|
7 |
Suivi et évaluation |
Action-DGDRE et partenaires, enseignants, parents d’élèves |
Le contrôle et la supervision des actions seront assurées par entres autres :
- les animateurs et coordonnateur de Action-DGDRE et partenaires techniques ;
- mission de représentant de la Fondation Jean Paul II pour le Sahel et autres partenaires (TFTF, etc.).
Tableau 7 Principales activités et responsables du contrôle
|
N° |
Activités |
Responsables du contrôle |
|
1 |
Diagnostic et définition des besoins |
Coordonnateur Action-DGDRE, superviseur permanent, responsables d’écoles et élèves |
|
2 |
Implantation des pépinières |
Charge du matériel Action-DGDRE, superviseur permanent et partenaires |
|
3 |
Fourniture des équipements pour pépinières et semences |
Coordonnateur Action-DGDRE, représentants partenaires (TFTF, etc.) |
|
4 |
Formation des enseignants |
Coordonnateur Action-DGDRE |
|
5 |
Encadrement élèves |
Parents d’élèves, superviseur Action-DGDRE |
|
6 |
Plans d’aménagements, production, plantation, protection, entretien |
Maîtres, APE, AME, Action-DGDRE, Elèves |
|
7 |
Suivi et évaluation |
Action-DGDRE et partenaires |
Le calendrier d’intervention va s’aligner au calendrier scolaire au Burkina Faso (2010 – 2012).
- Septembre – Décembre 2010, prise de contact avec les écoles, visite de sites, diagnostic, planification des activités (échange sur le projet, le calendrier d’intervention, préparation des sites, distribution des semences, formation préliminaire en pépinière et techniques d’agroforesteries, implantation des pépinières, etc.) ;
- Février 2011, visite des sites préparés et pépinières, conduite d’actions de sensibilisations (techniques de plantations, entretien, etc.) ;
- Mi – juillet 2011, assistance à la mise en œuvre (plantation) ;
- Septembre 2011-mars 2012, visite de contrôle et de supervision des actions (conseils pour l’entretien de plantes en fin de saison pluvieuse, travaux de perfectionnement, évaluation) ;
Figure 1 Planning d’intervention
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Désignation des actions |
2010-2011 |
2011-2012 |
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Semestre 1 |
Semestre 2 |
Semestre 1 |
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1. Identifier, prendre contact et évaluer les besoins, les potentialités et facteurs limitant (risques) des bénéficiaires |
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Atteinte objectif 1 |
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2. Fournir le matériel nécessaire et implanter les pépinières |
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Atteinte objectif 2 |
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3. Former les enseignants |
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Atteinte objectif 3 |
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4. Fournir les semences |
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Atteinte objectif 4 |
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5. Produire et planter les haie-vives et autres plantations désirées ; |
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Atteinte objectif 5 |
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6. Réaliser des aménagements (alignement de cordons pierreux, plantation de figures géométriques, etc.) |
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Atteinte objectif 6 |
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7. Suivi et supervision des activités |
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Atteinte objectif 7 |
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Elaboration des rapports de projet |
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.- rapport périodique |
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.- rapport final d’exécution |
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Le suivi évaluation se traduira par :
- L’évaluer des actions, la production de rapports d’activités trimestriels, l’organisation de visites régulières sur les écoles où le projet est implanté ;
- La formation continue des enseignants pour parer aux éventuelles affectations des maîtres ;
- La vérification et l’assurance du bon déroulement du projet et en particulier des activités prévues dans l'échéancier ;
- L’analyse les difficultés rencontrées et procéder à des réorientations éventuelles ;
- L’établissement d’un bilan sur les approches et les méthodes utilisées dans la mise en place du projet ;
- La transmission aux partenaires données pour leurs permettre d’évaluer et de mieux connaître le déroulement du projet et les conditions d’utilisation des finances ;
- Des rapports d’activités indiquant les résultats concrets obtenus par le projet et ses conséquences sociales et environnementales, qui seront transmis régulièrement aux partenaires en début de chaque trimestre;
- Des rapports d'activités intermédiaires (rapports de suivi et rapports financiers) semestriels, qui garantissent la transparence dans la gestion administrative et financière du projet.
- Durabilité et pérennisation des actions engagées :
L’autonomie technique et financière du projet à terme sont garantie par le renforcement des capacités des élèves à produire, à récolter eux-mêmes les semences, à vendre le surplus de production de plantes, etc.).
- Transfert de compétences aux bénéficiaires :
La formation permanente des maîtres (tous les 6 mois) et le maintien des équipements, est une gage de compétences techniques, de capacités organisationnelles pour la gestion pérenne du projet et sa duplication à travers d’autres écoles.
- Minimiser l'incidence des risques de blocages administratifs, conflits locaux :
L’exécution du projet cadre avec le calendrier scolaire et s’intègre bien avec la politique actuelle du gouvernement burkinabè à promouvoir l’éducation environnementale à l’école.
* Personnel à recruter
Formation en agroforesterie et en pépinière au profit d’un réseau de pépiniéristes dans la province du Sanguié (Réo), région du Centre Ouest.
Après Balga, dans la province du Gourma, région de l’Est, Trees For the future (TFTF) - Mali et Action-DGDRE visitent la région du Centre-Ouest et celle du Nord sur demande des populations rurales de ces localités.
En effet, le 26 juin 2009 les deux partenaires ont animé une formation au profit d’un réseau de 20 pépiniéristes dans la province du Sanguié à Réo, sur le site du projet vétiver, jardin Pédagogique de Réo, animé par l’Association Local-Jeunes de Hanvec et l’Union Finistérienne d’Associations pour le Sanguié (UFAS) coordonnées par Anne E. Rehault et le Centre de Protection de la Nature (CPN) dirigé par Eugène Bamouni.
Les partcipants sur le site du jardin Pédagogique (Réo).
Ont pris part à cette formation cinq (5) et sept (7) pépinièristes, respectivement, des secteurs I et IV de Réo, Cinq (5) autres du département de Kyon et quatre (4) originaires de
Ekoukouala.
En effet, la majorité des participants exerce la profession sans jamais recevoir une formation en la matière.
L’objectif de cette formation, subventionnée par Trees For The future, était donc de les initier formellement à cet métier, échanger avec eux sur les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur profession, dont ils démontrent de la passion et apporter des conseils, si besoin y est, afin d’améliorer ainsi leurs rendements.
C’était aussi l’occasion pour les formateurs d’apprendre davantage de ces hommes de terrains, afin de renforcer leurs expériences et leurs capacités à guider d’autres acteurs dans le domaine de l’agroforesterie et de la gestion des pépinières.
Cette action de renforcement de capacités a porté essentiellement sur les points suivants :
A/ L’agroforesterie
- Définition et importance de l’arbre dans les champs et la vie de l’homme ;
- Les systèmes agro-forestiers et leurs fonctions (haies vives, brises vents, cultures en couloirs, parcs arborés, cultures séquentielles, etc.) ;
B / Multiplication végétative
ü La pépinière
- Définition, type de production, choix du site, protection, récolte des semences, préparation du substrat, empotage, disposition des pots, etc. ;
- Prétraitement des semences (mécanique, chimique, biologique, etc.) ;
- Les Méthodes de semis.
ü Multiplications végétatives
- Éclatage des souches, drageonnage, marcottage ;
- Bouturage, Greffage, etc.
ü Techniques de plantation et d’entretien des jeunes plantes
- Arbres fruitiers ;
- Parcs arborés.
ü Techniques de protection
- Protection individuelle ;
- Protection d'ensemble.
Aux termes de la séance, les participants ont apprécié la formation et ont sollicité davantage notre soutien matériel et technique.
Une promesse leur est faite d’être pris en compte pour le programme de Trees for the Future Burkina 2010, en cours de formulation.
Par ailleurs, quelques échantillons de semences (A. nilotica, Bombax costatum, Leucaena, Albizia lebbek, Grevilla robusta, pots, parkia biglobosa, etc.), leurs ont été, d’ors et déjà, remises pour des essais dans leurs pépinières respectives.
Visite de prospection de terrain à Lawayé (Téma-Bokin)
Le 27 juin nous avions poursuivi la tournée en effectuant une mission de prospection de terrain en vue de prendre en compte les sollicitations des populations du village de Lawayé (province du Passoré, région du Nord) dans notre programme d’activités de l’an 2010 de TFTF.
Puit existant aménager par un particulier dans un verger en projet à Lawayé / Promoteur Marc OUEDRAOGO
Au terme, de la visite et au regard des potentialités de la zone, renforcée par un engagement visible des fils de la localité, la mission s’engage à échanger davantage avec les populations pour
prendre en compte leurs besoins et le soumettre à notre partenaire Trees For The Future en vue du programme 2010.
Le Coordonnateur
Emmanuel YONI
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