Mercredi 14 octobre 2009
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NOUS, Chefs d'Etat et de Gouvernement, réunis au Forum mondial du développement durable de Ouagadougou, le 11 octobre 2009.

Considérant que la quinzième Conférence des Parties (COP-15) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques constitue une étape cruciale pour l'établissement d'un nouveau régime climat (post-Kyoto 2012).

Prenant en compte la Déclaration ministérielle de New Dehli sur les changements climatiques et le développement durable à l'occasion de la huitième Conférence des Parties (COP-8) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques tenue, du 23 octobre au 1er novembre 2002.

Considérant les grandes orientations de la feuille de route de Bali de 2007.

Prenant en compte la Conférence ministérielle sur la santé et l'environnement en Afrique, tenue à Libreville en 2008.

Prenant en compte la plate-forme d'Alger de novembre 2008, ainsi que la Déclaration de Nairobi de mai 2009 sur le processus africain de lutte contre les changements climatiques.

Considérant la création de la Conférence des Chefs d'Etat africains sur les changements climatiques par l'Assemblée de l'Union africaine à Syrte en juillet 2009.

Considérant les recommandations de la Déclaration de Dakar de mai 2009 adoptée par la Conférence des ministres africains chargés de la lutte contre l'érosion côtière.

Reconnaissant que les changements climatiques constituent un défi majeur de l'humanité pour l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Etant entendu que la vulnérabilité lié à la fois à la variabilité du climat et aux changements climatiques influence fortement les capacités des pays, des individus et des systèmes de production à atteindre leurs objectifs de développement durable.

Considérant la fréquence et la sévérité des événements climatiques extrêmes et leurs effets sociaux notamment les migrations, les conflits et les problèmes sanitaires.

Considérant que l'énorme potentiel dont recèle l'Afrique en matière d'énergies renouvelables insuffisamment exploité, peut satisfaire largement ses besoins énergétiques.

Notant que les importants efforts consentis au niveau international pour éliminer les substances appauvrissant la couche d'ozone en rapport avec les changements climatiques demeurent insuffisants.

Considérant la nécessité pour les pays africains de saisir les opportunités de financement et d'investissements directs liés au marché offertes notamment par le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP).

Considérant que l'accès et la mobilisation des financements sont une condition indispensable pour la mise en à "uvre des actions d'atténuation et d'adaptation.

Considérant que la coopération Sud-Sud assure aussi un transfert de technologies qu'il appartient aux pays africains de renforcer.

Considérant que le transfert de technologies est reconnu comme une condition indispensable aussi bien pour les actions d'atténuation que d'adaptation.

Considérant la décision des Chefs d'Etat de l'Union africaine relative à l'application des conclusions du 1er Forum mondial du développement durable de l'Afrique, tenu à Brazzaville en octobre 2008.

Considérant la nécessité d'intégrer les groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes dans les stratégies nationales de développement durable.

Prenant acte de la volonté de la communauté internationale de réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre et leurs effets sur le climat.

DECIDONS

1. De promouvoir l'intégration de l'adaptation aux changements climatiques dans les politiques, programmes et stratégies de développement aux niveaux local, national et régional afin d'apporter une réponse globale aux défis posés par les changements climatiques et de saisir les opportunités offertes par ces derniers en termes de développement durable.

2. De renforcer davantage les capacités des populations et des institutions à travers l'échange et la promotion d'expériences positives dans le cadre d'un partenariat capitalisant l'expertise existante et la diffusion des bonnes pratiques.

3. De soutenir la feuille de route de Bali qui vise à inclure dans les traités sur le climat post-Kyoto 2012, un mécanisme permettant de prendre en compte la Réduction des émissions dues à la dégradation et à la déforestation des forêts (REDD) et plus récemment encore, les négociations incluant la gestion durable des forêts (REDD+), sous forme de financements directs des politiques nationales basées sur une approche sectorielle, avec la création d'un fonds intérimaire spécial principalement alimenté par les contributions des pays développés.

4. D'accroître les puits de carbone à travers un vaste programme de reboisement et de conservation des écosystèmes forestiers.

5. De faire une réévaluation stratégique du soutien à l'agriculture africaine avant l'échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement, en vue d'une gestion durable des terres, des ressources en eau, des ressources animales et la promotion de l'agriculture écologiquement durable.

6. D'inscrire dans les options d'adaptation, des actions visant le renversement des tendances à la dégradation des ressources hydrauliques et terrestres, des bassins fluviaux et lacustres.

7. De lancer un appel pour un soutien vigoureux à la lutte contre l'érosion côtière en Afrique.

8. De renforcer les capacités locales, nationales et régionales en matière de gestion des substances appauvrissant la couche d'ozone et la mise en place d'un observatoire africain sur le mouvement transfrontalier des déchets dangereux.

9. D'appuyer la position africaine qui plaide pour une reconstitution substantielle du Fonds pour l'Environnement mondial (FEM) et pour le maintien des acquis de la Convention et du protocole de Kyoto, surtout sur les engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays développés et l'appui aux pays en développement pour l'adaptation, l'atténuation, l'accès à l'énergie propre, le transfert de technologie, le renforcement des capacités et les financements, à travers des projets et des actions concrètes.

10. De soutenir la prise des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990 pour les pays industrialisés ainsi que l'adoption d'actions nationales appropriées d'atténuation pour les pays en développement.

11. De lancer un appel pour l'allègement des procédures et l'assouplissement des conditions d'accès des pays africains aux différents financements y compris les ressources du Mécanisme pour un Développement Propre afin de favoriser l'émergence d'une masse critique de projets appropriés.

12. D'affirmer la position commune africaine qui plaide pour l'assouplissement des conditionnalités de financement, la rationalisation des fonds, la facilitation de l'accès direct et rapide aux ressources par les Gouvernements Parties en développement et la promotion d'un système d'allocation individuelle aux pays.

13. D'accélérer la création de la facilité africaine pour l'Environnement au niveau de la Banque africaine de développement (BAD) pour mobiliser les ressources destinées à l'adaptation et à l'atténuation.

14. De mettre en à "uvre la décision de l'Union africaine qui recommandait à la Banque africaine de développement d'accélérer les études de faisabilité du Secrétariat permanent et du Fonds africain de développement durable.

15. D'insister sur la nécessité du financement du coût total des Programmes d'actions nationaux d'adaptation (PANA) et de leur extension aux autres pays africains.

16. D'accorder une attention particulière à la prise en charge des flux migratoires et la résorption des conflits sociaux consécutifs aux changements climatiques, à travers la mise en place de programmes locaux, nationaux et régionaux y relatifs.

17. De soutenir la production massive d'énergies solaire, hydroélectrique et éolienne pour couvrir les besoins énergétiques de l'Afrique d'ici 2030.

18. De privilégier des modes de transport moins émetteurs de gaz à effet de serre.

19. De promouvoir les modes de production et de consommation durable dans les secteurs de développement et particulièrement dans l'agriculture, les transports, la gestion des produits chimiques.

20. De promouvoir l'utilisation de technologies propres.

21. D'engager rapidement des négociations pour un assouplissement des conditions d'accès aux technologies d'atténuation et d'adaptation sous brevets. 22. D'identifier et mettre en à "uvre de nouveaux types de projets susceptibles d'attirer les investissements et les financements innovants.

23. D'Ã "uvrer à la mise en place d'une agence internationale d'assurance sur le climat dotée d'un mécanisme de financement pour la gestion des effets négatifs des phénomènes climatiques, sur la base de contributions volontaires.

24. De lancer un appel à la communauté internationale pour soutenir le New Green Deal ou Nouveau Pacte Vert pour l'Afrique et les programmes de reverdissement et de reboisement de nos pays.

25. De lancer un appel aux pays du Nord pour qu'ils contribuent davantage à la promotion des énergies à faible émission de carbone et le transfert de technologies propres, pour soutenir les pays les plus vulnérables aux changements climatiques, notamment ceux de l'Afrique.

26. De s'engager à s'approprier le Forum mondial du développement durable, conformément à la résolution prise par l'Union africaine en 2009.

DESIGNONS

Son Excellence Blaise COMPAORE, Président du Faso, pour prendre les dispositions nécessaires afin que cette déclaration alimente effectivement les discussions de la quinzième Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques.

Invitons le Burkina Faso à envisager dès 2010 et dans l'accompagnement du Forum mondial du développement durable de Ouagadougou, la tenue d'assises financières africaines à même de faire émerger les régulations économiques et les compensations indispensables à un développement durable du continent.

Fait à Ouagadougou, Burkina Faso


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Communauté : DEVELOPPEMENT DURABLE
Dimanche 19 juillet 2009
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Notre Rapport d'activités du premier semestre 2009 est en ligne sur ce blog.
Rapport d'activités 1er Semestre 2009   

Merci pour vos remarques et suggestions en nous envoyant un mail à actiondgdre@gmail.com  
Jeudi 9 juillet 2009
- Par ACTION-DGDRE - Publié dans : Activités Action-DGDRE - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Bonjour,
Dans notre souci de méner des actions concrètes pour un deveveloppement durable, j'ai le plaisir de vous inviter à intervenir dans mon pays le Burkina Faso, pays sahelien de l'Afrique de l'Ouest , où l'état de l'environnement se dégrade en continu du fait des activités agricoles et pastorales.

Il a y a lieu de renforcer la sensibilisation et posser des actes concrètes pour éveiller les consciences.

Nous avions à cet effet une projet, qui compte démarer en septembre 2010, dénommé "les Ecoles vertes au Burkina Faso" dont les activitées principales sont :

- la formations des enseignants et leurs écoliers en techniques de pépinières et d'agroforesterie;
- la productrion de plantes à l'école par les écoliers, par la mise en place de pépinières dans les écoles ainsi que les semences et équipements nécessaires;
- la plantation sur le site des plantes produites (arbres fruitiers, brise-vents, arbres d'ombrage, arbres de beauté paysagers, etc.);
- des aménagements paysagers (constructions de clôtures en haie-vives en vue de sécuriser et tranquiliser la cours des écoles, car ces dernier ne disposent pas de clôtures, etc.).
 
Des information sur nos actions encours en la matière sont consultables sur le blog de notre ONG (http://action-dgdre.over-blog.org/).

Cordialement et à bientôt!

Le cordonnateur de Action_DGDRE Fada N'Gourma
Mail: actiondgdre@gmail.com
Blog: http://action-dgdre.over-blog.org/
Communauté : DEVELOPPEMENT DURABLE
Lundi 29 juin 2009
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Formation en agroforesterie et en pépinière au profit d’un réseau de pépiniéristes dans la province du Sanguié (Réo), région du Centre Ouest.

Après Balga, dans la province du Gourma, région de l’Est, Trees For the future (TFTF) -  Mali et Action-DGDRE visitent la région du Centre-Ouest et celle  du Nord sur demande des populations rurales de ces localités.

En effet,  le 26 juin 2009 les deux partenaires ont animé une formation au profit d’un réseau de 20 pépiniéristes dans  la province du Sanguié à Réo, sur le site du projet vétiver, jardin Pédagogique de Réo, animé par l’Association Local-Jeunes de Hanvec et  l’Union Finistérienne d’Associations pour le Sanguié (UFAS) coordonnées  par Anne E. Rehault et le Centre de Protection de la Nature (CPN) dirigé par Eugène Bamouni.

 

Les partcipants sur le site du jardin Pédagogique (Réo).


Ont pris part à cette formation cinq (5) et sept (7) pépinièristes, respectivement, des secteurs I et IV de Réo, Cinq (5) autres du département de Kyon et quatre (4) originaires de Ekoukouala.
En effet, la majorité  des participants exerce la profession sans jamais recevoir une formation en la matière.

L’objectif de cette formation, subventionnée par Trees For The future, était donc de les initier formellement à cet métier, échanger avec eux sur les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur profession, dont ils démontrent de la passion et apporter des conseils, si besoin y est, afin d’améliorer ainsi leurs rendements.

C’était aussi l’occasion pour les formateurs  d’apprendre davantage de ces hommes de terrains, afin de renforcer leurs expériences et leurs capacités à guider d’autres acteurs  dans le domaine de l’agroforesterie et de la gestion des pépinières.

Cette action de renforcement de capacités a porté essentiellement sur les points suivants :

A/ L’agroforesterie

-          Définition et importance de l’arbre dans les champs et la vie de l’homme ;

-          Les systèmes agro-forestiers et leurs fonctions (haies vives, brises vents, cultures en couloirs, parcs arborés, cultures séquentielles, etc.) ;

B / Multiplication  végétative

ü  La pépinière

-      Définition, type de production, choix du site, protection, récolte des semences, préparation du substrat, empotage, disposition des pots, etc. ;

-        Prétraitement des semences (mécanique, chimique, biologique, etc.) ;

-         Les Méthodes de semis.

  ü  Multiplications végétatives

-       Éclatage des souches, drageonnage, marcottage ;

-        Bouturage, Greffage, etc. 

ü  Techniques de plantation et d’entretien des jeunes plantes

-          Arbres fruitiers ;

-          Parcs  arborés.          

ü  Techniques de protection

-          Protection individuelle ;

-          Protection d'ensemble.

Aux termes de la séance, les participants ont apprécié la formation et ont sollicité davantage notre soutien matériel et technique.

Une promesse leur est faite d’être pris en compte pour le programme de Trees for the Future Burkina 2010, en cours de formulation.

Par ailleurs, quelques échantillons de semences (A. nilotica, Bombax costatum, Leucaena, Albizia lebbek,  Grevilla robusta, pots, parkia biglobosa, etc.), leurs ont été, d’ors et déjà, remises pour des essais dans leurs pépinières respectives.

Visite de prospection de terrain à Lawayé (Téma-Bokin)

Le 27 juin nous avions poursuivi la tournée en effectuant une mission de prospection de terrain en vue de prendre en compte les sollicitations des populations du village de Lawayé (province du Passoré, région du Nord) dans notre programme d’activités de l’an 2010 de TFTF.

Puit existant aménager par un particulier dans un verger en projet  à Lawayé / Promoteur Marc OUEDRAOGO
Au terme, de la visite et au regard des potentialités de la zone, renforcée par un engagement visible des fils de la localité, la mission s’engage à échanger davantage avec les populations pour prendre en compte leurs besoins et le soumettre à notre partenaire Trees For The Future en vue du programme 2010.

 

Le Coordonnateur

 

Emmanuel YONI

 

 

 

 

 

Mardi 2 juin 2009
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Promotion de l'Agroforesterie en milieu rural : projet pilote de production et de plantation d'arbres à Balga.

Dans le cadre de mise en oeuvre de son programme d'activités 2009, l'ONG Action-DGDRE, en partenariat avec Trees For The Future, avec l'appui de son representant au Mali vient d'installé le 24 mai une pepinière à Balga/Diapangou au Burkina Faso, au profit des populations rurales et des écoles de la localité.

Une quarantaine de bénéficiares ont reçu le 28 mai dernier une formation en pépinièrie , l'intérêt de l'agroforesterie ou agro-écologie en générale, les techniques de plantation de jeunes plantes et d'entretien.

Cette formation en pépinièrie, animée par le representant de Trees For The Future assisté d'un chargé de formation de Action-DGDRE, le 28 mai 2009 à Balga / Burkina Faso.

Les participants ont reçu des semences forestières en vue de produire sur place 43 200 plantes qu'ils vont transplanter sur des terrains de leurs choix.






Les participants en salle, lors de la formation théorique



Pour cette première phase, les bénificiaires produireront chacun au moins 1000 plantes d'Accacia nilotica, des eucalyptus, des brise vent, du  jatropha, etc.

Planche Leucaeuna mise en oeuvre lors des TP du 28 mai
Image prise le 05 juin 2009.


















Planche d'eucalyptus camaldulensis

Ils construireront des haies vives d'environ 1/2 ha chacun, dans lequel perimètre ils pouront planter des arbres fruitiers de leurs choix, faire du maraicher, etc.
Cela vise à diversifier leurs productions locales basées essentiellement sur la production céréalière.

















Photo de groupe après les TP, lors de la scéance de formation du 28 mai dernier

Emmanuel YONI
Coordonnateur
Action-DGDRE

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  • : L’ONG ACTION pour le Développement et la Gestion Durable des Ressources à l’Est » (ACTION-DGDRE) est une ONG apolitique, non syndicale et à but non lucratif. Elle intervient à travers toute la région Est du Burkina Faso.

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