Des charognards empoisonnés à Bangrin (Burkina Faso)

Publié le par ACTION-DGDRE


Plusieurs charognards sont morts en consommant un foetus empoisonné et jetté à l'air libre.


La découverte de fœtus d'animaux dans le village de Bangrin, commune de Loumbila, a suscité une panique et des interrogations des habitants du village le 23 mars 2009.


L'alerte a été donnée aux environs de 12h par une vieille femme qui s'affairait autour de la petite colline, à gauche, à la sortie de Bangrin vers Ziniaré. Elle était sous un arbre quand un charognard tomba du haut raide mort. Inquiétée, elle jeta un regard autour d'elle et vit à 100m plus loin sur la colline, près de 20 cadavres de charognards. Elle s'approcha les pieds tremblants et vit l'objet du délit. Au centre des cadavres des rapaces, deux fœtus d'animaux, vraisemblablement des veaux. Les auteurs du forfait ont pris soin de couper les têtes et les pattes de sorte à les rendre méconnaissables. C'est par ce qui pourrait ressembler à une future bosse que les riverains se sont basés pour dire que c'était des fœtus de veaux. Pour la provenance de ces cadavres, mystère. A quelle fin ? Mystère encore. Interrogés, les habitants du quartier disent ignorer tous les mobiles qui entourent cette découverte macabre. Ils ont peur des conséquences que ce colis empoisonné va engendrer car ils ne savent pas pendant combien de temps il est posé là et combien de carnassiers sont passés par là.


Sous les grands arbres, au bord de la voie bitumée et aux alentours, on retrouve des oiseaux morts. Approché, le préfet du département, M. Salifou Taïta a dit qu'il a envoyé ses services techniques sur les lieux. Pour le vétérinaire du département et l'infirmier chef de poste, les fœtus ont été empoisonnés avant d'être jetés. C'est ce qui explique l'hécatombe des rapaces et autres carnassiers. S'agit-il de sacrifices rituels ? Le préfet dit ne pas le savoir. Il a invité les habitants à brûler et enterrer ces horreurs pour qu'elles ne provoquent pas d'autres désagréments. A l'évidence, les auteurs de ce forfait sont venus de loin pour accomplir leur sale besogne. Ils savaient leur colis dangereux et l'ont jeté à l'air libre au risque d'empoisonner les éventuels charognards. De tels malfrats doivent être sévèrement punis si découverts, pour que de telles pratiques ne se reproduisent plus. En attendant, les habitants de Bangrin comptent toujours leurs cadavres d'animaux.


Un article de Abdias Cyprien SAWADOGO

Sidwaya,

source: fasonet, 27 mars 2009

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